Dans l’Orne, Halloween prend des airs de parc d’attractions de l’horreur dans le jardin d’Emmanuel Geslin, à La Lande-Patry, près de Flers. Du 25 au 31 octobre 2026, cette création artisanale invite petits et grands à traverser un jardin hanté peuplé de clowns, de cadavres et de décors macabres. L’accès est gratuit, avec une boîte à dons sur place : une manière simple de rendre la visite accessible, sans prétendre que les bonbons et les mécanismes se fabriquent tout seuls.
Imaginé par une bande de proches, le parcours revient pour sa neuvième édition. Emmanuel, son fils Luka et leurs amis, parmi lesquels Loumy, Mathéo et Samuel, consacrent plusieurs semaines à la préparation. Cette année, la tempête Austen a endommagé une partie des installations et décalé le lancement des visites. L’équipe a pourtant remis le décor sur pied, avec un parcours organisé pour permettre au public de profiter des différentes scènes sans se retrouver tous coincés au même endroit.
En bref : les visites se déroulent du dimanche 25 au vendredi 30 octobre, de 18 h à 20 h, puis une grande soirée est prévue le samedi 31, de 16 h à minuit, avec six acteurs. L’an dernier, quelque 600 enfants ont découvert le lieu le soir d’Halloween, tandis qu’environ cinquante curieux venaient les autres soirs. Pour la grande soirée, les organisateurs prévoient aussi 20 kg de bonbons et des petits cadeaux pour les 200 premiers visiteurs qui en demanderont.
| Repère | Informations pratiques |
|---|---|
| Lieu | 29, lieu-dit Le Champ-de-la-Dame, à La Lande-Patry, dans l’Orne |
| Visites en semaine | Du 25 au 30 octobre 2026, de 18 h à 20 h |
| Soirée d’Halloween | Samedi 31 octobre, de 16 h à minuit, avec six acteurs |
| Tarif | Gratuit ; une boîte à dons est mise à disposition |
| À noter | Bonbons prévus le 31 octobre ; goodies réservés aux 200 premiers demandeurs |
À La Lande-Patry, un jardin de l’horreur devenu rendez-vous d’Halloween
À l’origine, le projet n’avait rien d’une attraction destinée à accueillir des centaines de visiteurs. Emmanuel Geslin et ses proches décoraient leur jardin pour le plaisir, autour d’une passion commune pour les films d’horreur. Au fil des années, les installations ont pris de l’ampleur et la visite est devenue un rendez-vous attendu à La Lande-Patry. C’est une évolution assez parlante : parfois, il suffit de quelques accessoires inquiétants et d’un voisin curieux pour qu’un projet de maison hantée prenne une tout autre dimension.
Le groupe ne se contente pas de ressortir les mêmes accessoires. Chaque édition apporte ses ajustements, ses nouvelles scènes et ses idées de mise en scène. Les visiteurs cheminent entre plusieurs univers, dont un cimetière, un espace de clowns et une salle de torture. Le décor joue sur des repères familiers du cinéma fantastique : une silhouette immobile, un couloir sombre, un bruit inattendu. Pas besoin d’un immense parc d’attractions pour provoquer quelques frissons ; un jardin bien agencé peut déjà faire le travail.
Cette année, le parcours a été repensé pour fluidifier la circulation. La décision répond à une réalité très concrète : lorsque les familles arrivent en nombre, l’immersion perd vite de son charme si tout le monde piétine devant la même scène. En créant un sens de visite, les organisateurs cherchent à laisser le temps d’observer les décors et à éviter les bouchons. Je trouve cette amélioration presque aussi importante que l’ajout d’un monstre : une expérience réussie dépend aussi de la façon dont on traverse le lieu.
Une création collective, entre imagination et bricolage
Le jardin repose sur le travail d’une petite équipe plutôt que sur des installations professionnelles. Emmanuel imagine le projet avec Luka et leurs amis, qui contribuent selon leurs envies et leurs compétences. La fabrication commence au début du mois d’octobre, ce qui laisse peu de temps pour concevoir, construire, tester et réparer les éléments. Une météo agitée peut donc compliquer sérieusement le calendrier : la tempête Austen a abîmé une partie du parcours et obligé le groupe à revoir ses plans.
Les décors ne sont pas seulement posés là pour être regardés. Certains comprennent des mécanismes, de la fumée ou des effets destinés à surprendre les visiteurs. Mathéo a, par exemple, construit une machine à enfumer en une demi-journée. Ce genre d’invention donne une idée de l’esprit du lieu : les moyens restent artisanaux, mais les créateurs cherchent à produire une véritable ambiance plutôt qu’une simple collection de citrouilles et de fausses toiles d’araignée.
Cette fabrication maison rend aussi le rendez-vous plus personnel. On ne visite pas un décor standardisé, copié d’une attraction à l’autre, mais un espace façonné par des passionnés qui ajoutent leurs propres idées. Le résultat peut évoquer un plateau de cinéma miniature, avec ses accessoires, ses changements de lumière et ses zones thématiques. La différence tient à l’échelle : ici, les coulisses ne sont jamais très loin, et l’on devine derrière chaque scène des heures de bricolage et quelques compromis de dernière minute.
Un parcours pensé pour les familles, avec des décors effrayants
Le jardin accueille des familles avec des enfants de tous les âges. Cela demande un équilibre délicat : faire peur sans transformer la promenade en épreuve pour les plus jeunes. Les organisateurs s’appuient sur des images immédiatement reconnaissables — clowns inquiétants, cimetière, créatures — et sur une ambiance travaillée, plutôt que sur la violence graphique. Le visiteur comprend vite les codes du lieu. Il peut se laisser surprendre, tout en gardant à l’esprit qu’il s’agit d’un spectacle conçu pour Halloween.
Les décors effrayants créent plusieurs niveaux de lecture. Un enfant peut s’amuser à repérer les accessoires ou les citrouilles, tandis qu’un adulte appréciera davantage les détails de mise en scène et les références aux films d’horreur. Le parcours devient ainsi une sortie commune, sans exiger que chacun ait le même seuil de tolérance aux frissons. Pour une famille qui hésite, les visites du début de soirée offrent un cadre différent de la grande animation du 31 octobre, où la présence des acteurs renforce l’immersion.
Les créateurs ont aussi prévu une circulation plus lisible. C’est une précaution utile dans un lieu qui attire un public nombreux et où l’obscurité fait partie de l’expérience. En suivant un itinéraire défini, les visiteurs peuvent passer d’un espace à l’autre sans manquer les scènes principales. Je recommande aux familles de prévoir des vêtements adaptés à une promenade en extérieur et de garder les plus jeunes près d’elles : le décor est ludique, mais le jardin reste un parcours à parcourir, pas une salle de cinéma où l’on s’installe confortablement.
Des animations Halloween à taille humaine
Le soir du 31 octobre, six acteurs doivent participer à la soirée, avec une ouverture prévue de 16 h à minuit. Leur présence donne une autre dimension aux installations : les personnages ne restent plus figés dans le décor, ils peuvent surgir ou interpeller les visiteurs. Cette interaction explique en partie l’attrait de la date. Une scène peut sembler assez calme lorsqu’on la découvre seul, puis devenir nettement plus mémorable lorsqu’un clown décide de bouger au mauvais moment.
L’accueil reste volontairement simple. Les organisateurs annoncent 20 kg de bonbons à distribuer et une nouveauté amusante : les visiteurs pourront demander « un bonbon ou un sort », ou repartir avec un sticker. Les goodies ne seront disponibles que pour les 200 premiers demandeurs. La réserve est raisonnable, car les stocks ne sont pas extensibles, même lorsque l’on dispose d’une machine à fumée et d’une bonne dose d’imagination.
Fréquentation, horaires et accès : ce qu’il faut savoir avant la visite
Le jardin est ouvert du dimanche 25 au vendredi 30 octobre, de 18 h à 20 h. La soirée spéciale se tient le samedi 31 octobre, de 16 h à minuit, au 29, lieu-dit Le Champ-de-la-Dame, à La Lande-Patry. L’entrée est gratuite et une boîte à dons est proposée. Ces horaires permettent de choisir entre une visite en soirée, plus calme, et le rendez-vous du soir d’Halloween, qui promet davantage d’animation grâce aux acteurs.
La fréquentation donne une idée de l’intérêt local : environ cinquante personnes viennent lors des soirées ordinaires, tandis que 600 enfants ont été accueillis le soir d’Halloween l’année précédente. Le 31 octobre tombe un samedi en 2026, ce qui rend l’affluence attendue particulièrement forte. Les organisateurs espèrent donc recevoir beaucoup de monde, sans annoncer de réservation obligatoire. Pour éviter de transformer l’attente en activité principale, mieux vaut tenir compte de cette popularité lorsqu’on choisit son heure d’arrivée.
Le caractère gratuit de la visite est un élément important, mais il ne signifie pas que le projet ne coûte rien. Les matériaux, les éléments de décor et le temps consacré à la préparation sont bien réels. La boîte à dons permet aux visiteurs qui le souhaitent de contribuer, sans rendre l’accès payant. C’est un modèle de rendez-vous associatif et local : l’équipe offre une animation, le public en profite, et chacun peut soutenir l’initiative à sa mesure.
- Pour une visite plus tranquille, privilégier l’une des soirées du 25 au 30 octobre, entre 18 h et 20 h.
- Pour profiter des acteurs, choisir la soirée du samedi 31 octobre, ouverte de 16 h à minuit.
- Pour les familles, expliquer aux enfants qu’il s’agit d’un décor de fiction, et rester près d’eux sur le parcours.
- Pour les goodies, les demander dès que possible : ils sont prévus pour les 200 premiers visiteurs concernés.
- Pour soutenir l’équipe, une contribution peut être déposée dans la boîte à dons, sans obligation.
Une tradition locale qui prépare déjà son dixième anniversaire
Après neuf éditions, le jardin de l’horreur s’est installé dans le calendrier d’Halloween du secteur de Flers. Son succès ne tient pas seulement aux scènes macabres. Il repose aussi sur une histoire de proximité : des habitants créent une animation chez eux, puis la partagent avec les familles et les curieux du voisinage. Dans une période où les sorties d’octobre se ressemblent parfois, cette dimension artisanale apporte une vraie singularité.
Le nombre de visiteurs et la nécessité de rendre la circulation plus fluide montrent que le projet a changé d’échelle. Pourtant, il conserve son fonctionnement de départ : une équipe de passionnés, des compétences mises en commun et des décors construits sur place. L’ambition n’est pas de rivaliser avec les grandes attractions commerciales. Elle consiste plutôt à faire vivre une soirée originale, avec des moyens modestes et assez d’inventivité pour que le jardin se transforme, pendant quelques jours, en petit théâtre de l’horreur.
Les organisateurs pensent déjà à l’édition suivante, qui marquera les dix ans du rendez-vous. Ils souhaitent imaginer des éléments capables de souligner cet anniversaire, sans annoncer encore de programme précis. Après les dégâts causés par la météo et les travaux menés pour réorganiser le parcours, la prochaine étape sera donc de renouveler la surprise. À La Lande-Patry, le décor se démonte après Halloween, mais l’idée, elle, semble avoir trouvé sa place.
Questions pratiques sur le jardin de l’horreur
Où se trouve le jardin de l’horreur de La Lande-Patry ?
Le parcours est installé au 29, lieu-dit Le Champ-de-la-Dame, à La Lande-Patry, près de Flers, dans l’Orne.
Quand peut-on visiter le jardin hanté en 2026 ?
Les visites ont lieu du 25 au 30 octobre, de 18 h à 20 h. La soirée d’Halloween se déroule le samedi 31 octobre, de 16 h à minuit.
L’entrée est-elle payante ?
Non, l’accès est gratuit. Une boîte à dons est mise à disposition pour les visiteurs qui souhaitent soutenir les créateurs.
La soirée du 31 octobre propose-t-elle des animations ?
Oui. Six acteurs sont annoncés pour la soirée, ainsi que 20 kg de bonbons. Des goodies, notamment des stickers, sont prévus pour les 200 premiers visiteurs qui en demandent.